Les Editions Jean Paul Bayol
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La Presse

Jean-Paul Baquiast

 

jp.baquiast@wanadoo.fr

Institut d'Etudes Politiques de Paris 1954, DES de Droit Public et d'Economie Politique.
Ecole Nationale d’Administration 1960-1962

A consacré sa carrière administrative aux technologies de l’information, au Ministère de l’Economie et des Finances, à la Délégation Générale à la recherche Scientifique et Technique, ainsi qu’au niveau du Premier ministre : Délégation à l’informatique 1967-1973, Comité Interministériel de l’informatique dans l’Administration (CIIBA), 1984-1995.

Co-rédacteur en chef et co-fondateur d'“Automates intelligents” (www.automatesintelligents.com), site web et magazine en ligne lancé le 12 décembre 2000

Auteur de divers ouvrages et articles dont :
- La France dans les technologies de l’intelligence, 1984, La Documentation Française
- Administrations et autoroutes de l’information . Vers la cyber-administration, 1996, Les Editions d’Organisation
- Internet et les administrations, la grande mutation, 1999, Berger-Levrault
- Nouvelles sciences, nouveaux citoyens, Editions Automates intelligents 2004
- Europe paneuropéenne super-puissance? Editions Automates intelligents 2004
- (avec Alain Cardon) Entre sciences et intuition, la conscience artificielle, Editions Automates intelligents 2002
-Pour un principe matérialiste fort (Editions Jean Paul Bayol, 2007)
-L'Europe et le vide de puissance 'Editions Jean paul Bayol, 2008)

 

Sites Internet :

Automates Intelligents : le site de Jean-paul Baquiast et Christophe Jacquemin

Le site de Jean-paul Baquiast


Europe solidaire

 

Pour un principe matérialiste fort

L'Europe et le vide de puissance - Essai sur le gouvernement de l'Europe au siècle des super-Etats -

Le paradoxe du sapiens - Êtres technologiques et catastrophes annoncées

Pour un principe matérialiste fort

Collection DécohérenceS :

Mars 2007

Acheter le livre : Amazon ; Fnac ; Alapage ; Chapitre

 

 

 

 
 
ISBN : 978-2-916913-00-1

 

Présentation par l'auteur :

Le matérialisme est d’abord une conviction. Il consiste à croire que tout ce qui existe dans l’univers, jusqu’à l’homme, son esprit et sa conscience morale, résulte d’une évolution spontanée des composants matériels de l’univers. Les religions sont convaincues du contraire. Pour elles, rien de ce qui existe dans l’univers ne serait apparu sans l’intervention d’un Dieu tout puissant, situé hors de l’espace et du temps mais capable d’intervenir à tout moment dans notre monde pour y imposer sa volonté.

Le matérialisme s’appuie sur la raison et plus particulièrement sur la recherche scientifique expérimentale, pour qui l’énoncé d’une loi décrivant le monde doit être justifié par une démonstration objective que toute personne dotée de raison puisse refaire en tous temps et en tous lieux. Ceci n’est en rien contradictoire avec le fait que la science évoluant sans cesse propose constamment de nouvelles lois et de nouvelles expériences visant à les justifier. Les religions à l’opposé s’appuient sur l’affectivité qui est fondamentalement subjective et dont les grands ressorts évoluent peu au travers des lieux et des époques.

Tout naturellement, le matérialisme moderne est donc scientifique et la science moderne est donc matérialiste. Pourquoi serait-il alors nécessaire, comme nous voulons le faire dans ce livre, de réaffirmer le postulat matérialiste, voire d’en renforcer encore l’expression et les ambitions ?

C’est parce que la science qui a fait la force du matérialisme occidental est de plus en plus attaquée par les religions. Celles-ci ont toujours vu dans la science et dans le matérialisme des adversaires à combattre. Non seulement parce qu’ils peuvent mettre en échec leur messages spirituels mais surtout parce qu’ils leur disputent le pouvoir temporel, celui qu’elles exercent en ce bas monde sur les personnes et les institutions et qui leur rapporte influence, honneur et argent.

On aurait pu croire au cours du 20e siècle qu’un accord de neutralité réciproque s’était établi, mais on constate au début du 21e siècle qu’il n’en est rien. La science, aujourd’hui, malgré les apparences, accumule les succès. Elle transforme véritablement le monde. Les religions cherchent donc de plus en plus à la mettre à leur service, quitte à détourner son esprit. Si une religion prétend qu’elle utilise la méthode scientifique pour justifier ses affirmations, peu de gens dans le grand public, faute de temps et de compétences, pourront démontrer qu’il n’en est rien. La science et le matérialisme font donc l’objet de nombreuses tentatives de récupération devant lesquelles, fort légitimement, les scientifiques matérialistes résistent.

Ce faisant, la science et le matérialisme ravivent l’hostilité non seulement des religions mais des pouvoirs politiques (gouvernements, partis, organisations combattantes) qui veulent mobiliser les foules à leur service. Le monde contemporain voit en effet se multiplier les affrontements entre puissances grandes et petites pour qui tous les moyens de conquérir le soutien des populations sont bons. Comme les foules sont encore majoritairement croyantes, ces pouvoirs politiques veulent les empêcher d’écouter la science en expliquant que la science et le matérialisme sont non seulement dans l’erreur mais dans l’amoralité et le mal. Ainsi les contrevérités les plus évidentes propagées par ces pouvoirs politiques ne rencontreront plus de contradictions de la part des scientifiques.

Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre. Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme nous allons le montrer dans ce livre, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les formes les plus élaborées de la matière intelligente qui semble en cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches originelles.

Nous verrons qu’ainsi les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution cosmologique.

La Presse
 

Sortie Mai 2008

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L'Europe et le vide de puissance - Essai sur le gouvernement de l'Europe au siècle des super-Etats -

 
ISBN : 978-2-916913-10-0

L’Europe, déjà en manque de souveraineté juridique et politique, ne peut aujourd’hui acquérir la souveraineté économique et technologique dont elle aurait besoin pour résister aux super-États qui dominent le monde. Ceux-ci pratiquent sans complexe l’interventionnisme et la guerre économique, en attendant de s’affronter dans de véritables conflits. À ces risques géopolitiques s’ajoutent les crises climatiques, environnementales et démographiques dont on ne mesure pas encore toute l’ampleur.

Ce livre envisage quelques voies permettant aux Européens de combler en partie leur vide de puissance. Elles supposent beaucoup de sacrifices dans le domaine matériel et des investissements considérables dans les sciences, les technologies et les industries nouvelles. Elles pourront réveiller, notamment à l’Est, les vieilles peurs du collectivisme et du dirigisme bureaucratique. Nous voudrions que le lecteur ne s’arrête pas à ces craintes. Il faut bien mesurer que la civilisation européenne ne survivra, dans un monde de trois millards d’hommes aux revenus ne dépassant pas un dollar par jour, que si elle propose à ses ressortissants d’autres perspectives que celle d’une consommation irresponsable.

 

Plan

Avant-propos : sortir du piège de l’atlantisme

Introduction : souveraineté et puissance

Chapitre 1. Qu’est-ce qu’une grande puissance ? p.11
Section 1. Fiche signalétique de la puissance
Section 2. Les puissances mondiales
Section 3. Les puissances de la misère et celles du crime organisé

Chapitre 2. Aujourd’hui, l’Europe n’est pas une grande puissance p. 31
Section 1. Le sentiment d’appartenance
Section 2. Les forces économiques
Section 3. L’armature étatique et administrative

Chapitre 3. Evolution du monde et grandes puissances p. 44
Section 1. Les risques systémiques
Section 2. Les risques socio-politiques
Section 3. Fin de l’hégémonie américaine et entrée en scène des puissances asiatiques

Chapitre 4. Les grandes puissances vont devoir trouver des terrains d’entente p. 67
Section 1. : La lutte contre le changement climatique et pour la protection des éco-systèmes
Section 2. La prévention des conflits
Section 3. Les grandes aventures techno-scientifiques

Chapitre 5. Le retour de l’Europe dans le concert des grandes puissances p. 94
Section 1. Les enseignements de l’histoire
Section 2. Capitalisme financier contre patriotisme économique
Section 3. Pour un néo-colbertisme européen

Chapitre 6. Des valeurs structurantes pour une grande puissance originale p. 125
Section 1. L’Europe est un système multi-agents structuré par un jeu de valeurs spécifiques
Section 2. Des valeurs « immunisantes » : droits de l’homme, égalité entre les sexes, laïcité
Section 3. Des valeurs « dynamisantes » : la république, la social-démocratie, la philosophie critique

Chapitre 7. Pistes institutionnelles p. 150
Section 1. La voie fédérale
Section 2. Les coopérations renforcées
Section 3. Le rôle de la France

Conclusion : un modèle pour le monde ?

Mars 2010

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Le paradoxe du sapiens - Êtres technologiques et catastrophes annoncées

Préface de Jean-Jacques Kupiec

 

ISBN : 978-2-916913-25-4

Le Paradoxe du Sapiens propose une réponse surprenante à une question qui nous concerne tous : pourquoi les humains, capables de réalisations extraordinaires dans tous les domaines, se montrent-ils incapables de prévenir les catastrophes - catastrophes qui sont pourtant prévues et annoncées ? La faute en est-elle au développement devenu incontrôlable des technologies ? Est-ce au contraire que l’homme est resté en profondeur ce qu’étaient sans doute ses lointains ancêtres : des chasseurs-cueilleurs prédateurs et belliqueux ?

Le Paradoxe du Sapiens répond autrement à cette question. Le livre  raconte, avec des arguments scientifiques à la portée de tous, une histoire extraordinaire : comment des générations d’êtres nouveaux, des primates étroitement associés à des outils, ont depuis quelque deux millions d’années pris possession de la Terre en la transformant radicalement. L'histoire s'accélère aujourd'hui avec l'évolution rapide des technologies - notamment celles de l'artificialisation des outils et du vivant - et la place grandissante qu'elles occupent.

Ce phénomène est généralement mal compris. On perçoit bien l’évolution technologique mais très mal celle des humains qui sont 'en symbiose' avec les techniques ; techniques qui nous transforment profondément, tout autant, si ce n'est plus, que nous les transformons. De plus, avec l’illusion que l’intelligence humaine est potentiellement toute puissante, on ne voit pas que la coévolution du vivant et de la technique  relève de la logique darwinienne stricte, résumée par le principe du hasard et de la sélection.

L’auteur ne prétend pas prédire l’avenir. Un effondrement des civilisations telles que nous les connaissons peut très bien survenir à échéance de quelques décennies, mais, à l’inverse, avec le développement des réseaux de la communication intelligente, ce qu’il nomme une hyper-science pourrait peut-être apparaître. Elle renforcerait, au profit d’humains de plus en plus « augmentés », les capacités d’action collective rationnelles encore trop dispersées. Ce sera peut-être là un des nouveaux paradoxes de l’Homo sapiens de demain, associé aux outils du futur, s’il survit aux crises actuelles.
 
Le biologiste Jean-Jacques Kupiec, qui a préfacé cet ouvrage, s’est fait connaître du monde scientifique par une théorie profondément originale réintroduisant le darwinisme à tous les niveaux de l’évolution organique.

 
 
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