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La Presse

Mars 2008

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Loïc Lorent : Vous aurez la guerre

 
ISBN : 978-2-916913-08-7

Les accords de Munich voient en 1938 l'anglais Neville Chamberlain et le français Edouard Daladier céder devant Adolf Hitler. Winston Churchill aura cette phrase terrible : “Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre.” Loïc Lorent, dans cet essai très polémique, se penche en historien sur les origines de cette reculade et analyse ce qui aujourd'hui persiste de ‘l'esprit de Munich’, et à quelles erreurs ou lâchetés il peut nous mener.


Présentation par l'éditeur :

“Il y a non seulement un Munich avant Munich mais un Munich après Munich. Munich symbolise une idéologie qui ne se limite pas aux années 1930 mais est au contraire encore active aujourd'hui.”

Vous aurez la guerre est un essai polémique sur l'histoire contemporaine de l'Europe dont un des tournants majeurs fut les accords de Munich en 1938 où l'auteur étudie le pacifisme et ses dérives, l' actuel concept de 'droit d'ingérence', et où analysant la passivité des états européens face à la guerre en Bosnie ou aux massacres au Rwanda, il s'interroge sur la ‘guerre juste’.
Dans cet essai aux accents passionnés, désespérés parfois, Loïc Lorent retrace la généalogie de la lâcheté qui conduit à accepter l'horreur du monde sous le couvert des nobles idéaux du pacifisme et du rejet absolu de toute forme d'engagement militaire.

 

Présentation par l'auteur :

Comment expliquer que l'opinion publique européenne, et notamment française, se soit convertie à la religion de la paix ? Le pacifisme des années d'entre-deux-guerres se distingue par sa violence, son caractère jusqu'au-boutiste. “Plutôt la servitude que la guerre”, assènent certains pour qui, après les massacres de la Somme et de Verdun, il n'est plus question de se battre. Sous l'égide d'un illusoire droit international, les démocraties européennes cèdent face aux coups de butoir des états totalitaires. Des hommes politiques, des écrivains, des journalistes, en un mot l'intelligentsia, mais aussi l'opinion publique, acceptent les reculades diplomatiques. “Tout sauf la guerre”. La Tchécoslovaquie est, en 1938, abandonnée au nom de la perpétuation d'une paix factice mais à laquelle on veut aveuglément s'accrocher, quitte à discuter avec le diable.

À l'heure du village-planétaire peuplé de “citoyens du monde”, nous continuons à verser des tributs. Nous discutons avec le président iranien, nous nous réconcilions avec le colonel Kadhafi. Ce n'est pas grave, nous dit-on. Ce n'est pas grave parce que nous sommes condamnés à nous entendre. En douter, c'est être belliciste, réactionnaire, inhumain. De Munich à Srebrenica, une même logique est à l'œuvre, celle de l'accommodement. Et l'accommodement, ça finit bien souvent par des fosses communes. L'Occident contemporain est fier de son pacifisme, de ses droits de l'homme. Il s'en gargarise et y voit un signe supérieur de civilisation.

Amis Croates, Bosniaques, Rwandais, soldats de l'Alliance du Nord, commandant Massoud, sachez que nous n'avons rien fait parce que nous sommes civilisés et parce que la guerre n'est jamais la bonne solution. Je ne doute pas que cette révélation apaise votre douleur.


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